C’est quoi ce délire ? Bordel.
SOMMAIRE
ToggleLe JJB perd sa sobriété et peut-être son âme
Quand tu entres aujourd’hui dans une salle de Jiu-Jitsu Brésilien, tu te croirais dans un défilé de mode sponsorisé par TikTok.
Kimono rose bubble-gum avec licornes.
Patchs de marques à chaque couture.
Broderies qui brillent dans le noir.
Des couleurs qui piquent les yeux et un style qui évoque plus le cosplay que le combat.
Tout ça pour quoi ?
Pour “exprimer son style” ?
Pour être “vu sur Insta” ?
Ou pour cacher une absence de niveau derrière un kimono à 280€ ?
Il est temps de remettre les pendules à l’heure.
Le kimono n’est pas un accessoire de mode.
C’est un uniforme de guerre.
Comment rendre un kimono moche.
Le kimono originel : outil de combat, symbole de sobriété
Revenons aux fondamentaux.
Le kimono de Jiu-Jitsu Brésilien — comme son ancêtre du judo japonais — n’a jamais été conçu pour être stylé.
Il a été pensé pour résister :
À la traction.
À la sueur.
Aux étranglements.
Aux frottements répétés sur le tatami.
Blanc, bleu, noir.
C’est tout.
Pas besoin de plus.
Les premiers Gracie s’entraînaient avec des kimonos usés jusqu’à la corde.
Rickson roulait avec des tenues râpées, sans sponsor, sans broderie.
Et pourtant… il cassait des mâchoires avec une élégance maximale.
« Plus tu as besoin d’artifices extérieurs, moins tu crois en ta capacité à étrangler des mecs. »
Tu vois des patchs quelque part toi ?
Du kimono de combat… au kimono Insta
Aujourd’hui, les réseaux sociaux ont transformé les tatamis en plateaux de tournage.
Et certains combattants débutants pensent qu’un kimono flashy compense :
Leur cardio inexistant.
Leur garde friable.
Et leur petit ego fragile.
Résultat ?
Des kimonos roses fluo avec des mangas dessus.
Des patchs partout : sur les bras, les jambes, le dos… À croire qu’on sponsorise une Formule 1.
Des marques qui vendent des kimonos à 250€ avec des noms en anglais comme « Alpha Flow Savage Apex Edition« .
Mais mec… tu ne sais même pas faire un triangle.
Reste simple.
Y’a des mecs qui ont payé 300 balles pour cette daube.
Ce que dit ton kimono de toi
Un kimono sobre en dit long :
Il annonce : « Je suis là pour m’entraîner, pas pour être regardé. »
Il impose le respect sans même parler.
Il ne distrait pas, il impose le silence par sa simplicité.
Un kimono fluo, en revanche :
Hurle : « Regardez-moi ! »
Essaie de compenser l’incompétence par l’apparence.
Trahit une incompréhension des valeurs martiales : humilité, sobriété, efficacité.
Les anciens te le diraient droit dans les yeux :
Ton kimono en dit plus long sur ton état d’esprit que ta dernière story.
Sensei Jigoro Kano ne portait pas de kimono violet.
Le retour aux sources : blanc, bleu, noir. Point barre.
Tu veux ressembler à un guerrier ?
Pas besoin d’un kimono de super-héros Marvel.
Blanc, bleu ou noir.
Et c’est tout.
Pas de patchs.
Pas de broderies.
Pas de licornes.
Tu veux briller ?
Fais-le avec ton jeu.
Voici pourquoi le kimono sobre doit redevenir la norme :
Il t’oblige à miser sur le fond, pas sur la forme.
Il t’ancre dans une tradition martiale réelle, pas dans une dérive fashion.
Il renforce l’esprit d’équipe plutôt que de flatter l’égo individuel.
Sur les tatamis, ce n’est pas celui qui brille qui gagne.
C’est celui qui reste debout à la fin.
Les Mendes imposent le port du kimono blanc dans leur école.
Moins de frime, plus de bagarre
Le business autour du JJB a explosé.
Des marques se font des fortunes sur le dos de mecs qui veulent “avoir le look d’un champion” sans en avoir le mental ni le niveau.
Mais les vrais savent.
Ceux qui roulent fort.
Ceux qui dorment dans leur voiture pour aller en compète.
Ceux qui ont du sang séché sur leur revers.
Ils ne cherchent pas à paraître stylés.
Ils cherchent à progresser.
À devenir meilleurs.
Et pour ça, pas besoin de frime.
Juste d’un bon kimono, un bon coach et un bon état d’esprit.
Ça fait très classe en plus.
Conclusion
Frère, choisis ton camp :
Soit tu veux être un influenceur du tatami.
Soit tu veux être un guerrier discret mais dangereux.
Si t’as compris ce que c’est que le vrai JJB, celui des origines, alors :
Tu remets ton kimono sobre.
Tu arraches les patchs inutiles.
Et tu vas bosser ton passage de garde sans filmer.
Parce que sur les tatamis, le kimono n’est pas un costume.
C’est une armure.
